Sensuellement Votre...

Sensuellement Votre...

L'inconnue, rêve...

Tard dans la nuit, un ciel clair, une grève, les vagues, mon corps, un vent léger... Sur une plage allongé entre sable et galets, mon esprit vagabondait...
Par le mouvement des vagues, entrainé, je roulais au rythme du flux et du reflux en cette mer au contact un peu rude.

Progressivement, l'eau qui m'enveloppait devenait douce et caressante. Les aller et venues se multipliant, les galets qui me bordaient se faisaient sable, le sable se faisait doux et chaud, de plus en plus chaud, de plus en plus doux jusqu'à ce qu'il m'enveloppe comme un drap de satin...Je me sentais, insoucient, libre, bien...

A fleur de peau, je percevais de petits fourmillements d'émotion. De douces sensations me traversaient et devenaient rapidement ondes de sensualité.
Mon corps se faisait de plus en plus pesant et je me sentais fortement tiré, comme plaqué vers le fond. En quelques instants, je ne pouvais plus bouger, mais une autre partie de moi voulant se  dégager de cette étonnante emprise, s'éloignait lentement, s'élevant au dessus du rivage...mon être, mon esprit devenait de plus en plus léger, si léger que j'avais l'impression de ne plus peser...Juste comme si je volais corps abandonné!

L'onde qui me traversait elle, ne m'avait pas abandonné, elle devenait de plus en plus intense, magique, elle m'envahissait d'une étonnante chaleur qui aiguisait mes sens...Sans même m'en rendre  compte je me surprenais à encourager cette  sensation, la recherchant, la sollicitant en de lentes caresses, en aller et venues intimes et confuses, discretement, je l'accompagnais avec subtilité, respectant son rythme...
Je contenais cet intense plaisir, dosant mes sollicitations pour me maintenir sur cette crête intime de l'attente de l'ultime....

En cette situation quasi hypnotique où ne voulant me fondre en solitaire, j'en appelais à mon imaginaire lui demandant des images... me trouver une compagnel...venaient alors des visages cheveux au vent, blondes ou brunes, auburnes ou rousses, je ne savais...des yeux bleus ou verts,  surtout verts, j'aime les yeux verts, leur pronfondeur est intense...j'aime m'y mirer...mais les images restaient ténues et floues...insistant, je percevais enfin, ornés d'un sourire les yeux verts que j'attendais...Virtuelle, irréelle...une inconnue, je ne sais...

Cette présence se confirma rapidement, une main discrète venait maintenant accompagner mes caresses. Un visage était tout près du miens, je sentais une douce respiration, une bouche appelante...
Abandonnant mes propres caresse, j'enserrai ce corps déliceux, poitrine contre torse, elle était nue, sa peau était douce, son regard de feu...

Je dessinais d'un doigt ses épaules, son cou...le contour de ses lèvres gourmandes, lui murmurant à l'oreille des mots de tendresse, déposant au creux son cou de petits  bisous sucés...Ô femmes votre cou, naissance de vos épaules dénudées, est grâce à nos yeux, départ de chemins d'intense sensualité et ouverture sur votre corps, sur ton corps parsemé de petites taches discrètes...ta peau douce, une peau miellée sous rayons de lune...ne rien lui refuser...
Nos visages se rapprochèrent plus intimement, lèvres se cherchant, lèvres se joignant...lèvres inconnues que vous êtes sensuelles, lèvres souvenir du premier baiser retrouvé...vous en souvenez vous...t'en souviens t'il...juste deux bouches timides qui s'effleurent, inquiètes, s'interrogeant l'une l'autre, regards l'un dans l'autre, yeux mi-clos n'osant, puis l'audace venant, les bouches se goûtent, nos langues hésitent se jouxtant pour un premier dialogue pour enfin se fondre en un fougueux tourbillon des sens...mêlant saveurs et sucs, échanges intimes, regard fondus, prélude au bonheur...

Déjà sa main caressait mon torse, agaçant mes tétons si sensibles, et moi de quelques doigts glissants je découvrais la naissance de sa délicieuse poitrine, ses petits seins de rêve, tendus sous leurs subtiles aréoles racines de petites pousses bien dressées que je prenais plaisir à titiller en de petits baisers grignotés. En ce délire de nos premières émotions nous alternions, harmonieusement caresses et baisers, parfois les croisant, sens aiguisés...

Je parcourais subtilement ce corps de rêve par ses sentes les plus secrètes, quittant la vallée de ses seins pour celle de ses reins...un peu plus bas, je rencontrais sa main , main qui me dirigeait vers sa toison dorée, son jardin privé, m'invitant à jouer au plus intime de son être, jambes écartées, à la source de son désir... alors, délicatement l'effleurant j'entr'ouvrai ses pétales, puis m'imiscant en son calice je caressais d'un doigt son velours, allant et venant au rythme de son plaisir que j'accompagnais avec soin, contournant son petit bourgeon sensible...

Osant un peu plus je l'écartais, buvant ses délices savourant sa liqueur intime cependant que sa main agile animait subtilement ma tige de jade, détaillant ce point si sensible...intensifiant le courant qui nous unissait...puis juste ce mot "viens" que vous prononcez si bien vous femmes, cet appel au plus délicieux des accords de deux être en harmonie de désirs...

De nouveau nos yeux amoureux se retrouvaient, doucement, vers toi tu me guidais...tu m'invitais en toi...en toi j'entrais...je te prenais...tu  me possédais tes jambes enserrant ma taille ainsi nous liant corps et âmes, faisant résonner les accords de nos cris joués en partition magique.

Tous deux nous surfions sur la vague du plaisir, retardant l'instant sublime pour que le désir emplissent encore mieux nos corps et nos têtes et Ô paroxisme, ensembles franchissant la crête du désir nous recevions ce sublime éclair du plaisir partagé...le plus merveilleux des orgasmes nous envahissait, nous débordait en ce merveilleux extase qu'est la "petite mort", extase sublime de ces quelques dizaines de secondes qui font tout oublier...un bonheur parfait!

Epilogue
 
Souvent sur cette grève nous somme retournés, amis, amants, toujours intensément s'aimant.

Nous avions lié connaissance avec un pêcheur qui nous prêtait sa petite cabane qu'il n'utilisait plus guère. Il nous avait permis d'allumer le feu de bois dans l'âtre et ainsi nous découvrions de nouvelle joies, joies de délices crépitants de senteurs ornant nos corps d'or et de flammes...

Je prenais plaisir à passer mes mains dans ses longs cheveux illuminés aux couleurs de l'automne, les égrenant entre mes doigts pour les laisser retomber en pluie d'or sur ses épaules nues.
Elle aimait intensément cette caresse et nous pouvions ainsi jouer des heures, traçant sur nos corps des sentes discrètes et sensuelles, les jalonnant de petits bisous doux comme des pétales de rose.
Encore , souvant nous mêlions nos saveurs, laissant, venir une nouvelle fois, sans le hâter, le désir inonder nos corps et nos âmes avant de cueillir  l'instant sublime, l'extase de nos sens...

A d'autres moments, regardant mourir les dernières flammes nous restions l'un près de l'autre, immobiles, écoutant mourir les braises.
Ainsi nos esprits envolés s'échangeaient en regards croisés des parcelles de nos vies et des mots de silence émaillés de nos plus tendres baisers...

Merci douce femme aux yeux verts, merci la vie, je vous aime, je t'aime!

Francil. 



24/03/2007
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